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Communiqué de presse

4 octobre 2021

Le CUFR de Mayotte ouvre un atelier scientifique dédié à l'étude de la mangrove.

Dans le cadre de son programme de recherche ARESMA (Agir pour la résilience des Systèmes socio-écologiques de mangroves de Mayotte) afin de favoriser leur préservation, le CUFR organise une semaine d’échanges entre chercheurs internationaux de renom.

Ensemble, ces scientifiques dotés d’une très grande connaissance de la mangrove vont se réunir du 4 au 10 octobre à l'hôtel du Rocher à Dzaoudzi, sur l’île de Mayotte (la seconde île du sud-ouest de l’Océan Indien avec la plus grande superficie de mangroves juste derrière les Seychelles).
Ces experts ne seront pas présents sur place ou connectés en distanciel en raison du contexte sanitaire.

Objectif : réfléchir aux limites de la mangrove et à la meilleure façon de la définir

Biologistes, physiciens, anthropologues… vont échanger leurs visions.
En effet, en fonction de l’interprétation et de la perception qu’on a de la mangrove, les impacts ne sont pas les mêmes sur un plan législatif et réglementaire. Les limites de ces écosystèmes sont d’autant plus difficiles à délimiter qu’ils sont dynamiques, au sens où la densité de la mangrove fluctue dans le temps.
Ses frontières sont fluctuantes car
leurs surfaces augmentent et diminuent en fonction de cycles naturels qui s’étalent sur plusieurs décennies. Mais aussi parce que les autres écosystèmes environnants la font évoluer.


La mise en place d’indicateurs
fait partie des missions que se sont données les coordinateurs du programme ARESMA. Des outils qui pourraient être bien utiles aux municipalités,et dont la vocation est aussi de protéger au mieux cet écosystème, même si l’homme n’est pas responsable de toutes les pressions

 

Des articles interdisciplinaires pour sensibiliser aux enjeux de la mangrove
Les échanges entre chercheurs déboucheront sur la production d’articles interdisciplinaires, destinés à mieux comprendre comment évoluent ces forêts primaires établies dans les régions intertropicales du globe. Ils viseront également à la prise de conscience de l’importance de protéger ces écosystèmes menacés et en régression à l’échelle mondiale, alors même que leurs bénéfices sont immenses, notamment pour faire reculer l’érosion des côtes. "La présence du lagon quasiment fermé autour de Mayotte favorise l’implantation des mangroves en les protégeant de la houle. On les retrouve ainsi sur 29 % du linéaire côtier, en fond de baie principalement. Elles font partie intégrante des paysages de Mayotte et sont un milieu bien connu des habitants" explique Esméralda Longépée, Maître de conférences en géographie de l'environnement.
La mangrove rend un fier service aux autres écosystèmes, et aux populations, car elles permettent de lutter contre l’envasement du lagon, en piégeant les sédiments venus des rivières. "Elles participent ainsi au maintien des autres habitats lagonaires, comme les herbiers et les récifs, qui abritent une grande partie de la vie aquatique, ce qui fait un élément clé du maintien de la ressource halieutique. De plus, ces forêts particulières abritent une diversité en espèces, qu’on ne retrouve pas ailleurs et font donc l’objet d’un fort enjeu de conservation", ajoute Claire Golléty, Maître de conférence en écologie marine, au sein du CUFR de Mayotte

Esméralda Longépée
 Maître de conférences
en géographie de l'environnement

Claire Golléty
Chercheur en biologie marine
Maître de conférences en écologie

À propos d’ARESMA
ARESMA est un projet qui découle de l’initiative des chercheurs mais aussi d’une demande du territoire, pour mieux connaître les mangroves de Mayotte, en tant que milieu naturel et milieu en interrelation avec la société. Le projet de recherche est soutenu financièrement par quatre institutions : la Fondation de France, le Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres, le Parc naturel marin de Mayotte et le CUFR de Mayotte.
S'il présente un fort intérêt scientifique, il répond également à une vraie problématique du territoire : c’est pourquoi il fait intervenir différents partenaires institutionnels impliqués dans la gestion des mangroves, en plus des partenaires financiers. L’Office national des forêts, la Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement et les Naturalistes de Mayotte sont également associés au projet ARESMA.

Contact Aresma : esmeralda.longepee@univ-mayotte.fr Tél. : +262 269617036
claire.goletty@univ-mayotte.fr  Tél. : +262 269617034)

A propos de la recherche au CUFR de Mayotte

Le Centre Universitaire et de Formation de Mayotte a été créé en 2011.

Sa stratégie de recherche est tournée vers la valorisation de la diversité et de la richesse du territoire.

Elle est structurée autour d’un projet global interdisciplinaire utile pour la société mahoraise s’intéressant aux systèmes complexes que forment les territoires et îles du sud-ouest de l’océan Indien.

Le CUFR est aujourd’hui composé de quatre départements d’enseignement et de recherche : - Droit-Economie-Gestion; Lettres et Sciences humaines; Sciences et Technologies; Sciences de l’Education

 

Chiffres clés du CUFR

1800 étudiants à la rentrée 2021-2022 

15 diplômes nationaux, 4 départements de formation et de recherche – 5 universités partenaires – 124 personnels en 2020-2021 (73 enseignants – 51 personnels administratifs et techniques – 1 site unique à Dembéni (Grande-Terre) - 2,3 hectares - 6 bâtiments - 8 M€ de masse salariale consolidée

Organisation

Directeur : Aurélien Siri
Directeur adjoint : Abal-Kassim Cheik Ahamed

Formation

 

  

Presse 

Olivier COPPERMANN 

olivier.coppermann@seitosei.fr

01 78 94 86 71 / 06 07 25 04 48

CENTRE UNIVERSITAIRE DE MAYOTTE

8 rue de l'Université - Iloni - BP 53 - 97660 DEMBENI - Tél. : 02 69 61 07 62

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